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QUI A PEUR DU ROSE ?

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QUI A PEUR DU ROSE ? - Création 2018
Quatuor pour trois danseuses et un danseur

Durée 50 min

Couleur peu référencée et longtemps considérée comme une non-couleur, le rose est pourtant bien présent dans notre société. Cette couleur est communément acceptée comme l’attribut du féminin.

 

Le rose n’évoque-t-il pas la douceur, l’innocence, la sensibilité, l’émotion, l’amour voire l’érotisme ? Or ne recèle -t-il pas des aspects plus ténébreux et plus puissants ? La large palette du rose allant du rose pâle au rose-fuchsia voire au rose-carmin laisse supposer bien des surprises.

 

"Qui a peur du Rose ?" aborde le rose et le féminin en tentant de s’éloigner de l’entendement commun souvent réducteur, un brin condescendant et amusé. Car pris au premier degré, le rose et la représentation de la femme ne sont-ils pas risibles ?

 

Il s’agit ici de faire bouger les lignes et d’aborder sous un nouvel angle cette couleur énigmatique et multiple. Entre le rouge pourpre et le violet, nous avons là une palette très large. Car le rose c’est aussi la chair, l’organique, l’émotion, la passion, la force, l’animalité mais également le mystère et l’ambiguïté.

 

Finalement serait-il légitime d’avoir peur du Rose ?

Conception/chorégraphie Françoise Tartinville

Assistante artistique Corinne Hadjadj

Danseuses Lucille Mansas, Stéphanie Pignon, Clémentine Vanlerberghe

Danseur Vincent Deletang

Musique originale Jean-François Domingues

Création lumière Boris Molinié

Scénographie et costumes Marguerite Lantz , Françoise Tartinville



PARTENAIRES ET SOUTIENS 
Production Atmen. Le projet bénéficie du soutien de la DRAC Île-de-France (aide à la résidence) via le Silo Fabrique de Culture (91), DRAC Ile-de-France (aide à la résidence) via Les Passerelles (77), du Conseil Régional d’Ile-de-France dans le cadre de la Permanence Artistique et Culturelle, du Conseil Départemental de l’Essonne (91) dans le cadre de l’aide aux opérateurs culturels, de la SPEDIDAM pour la Bande Originale, du mécénat du groupe Caisse des Dépôts, de l’Adami, des Instantanés d’Arcadi Île-de-France, et de la Ville de Paris (aide à la diffusion).

COPRODUCTEURS 

résidence de saison à micadanses (75), le Silo, Fabrique de culture (91), Les Passerelles, scène de Paris-Vallée de la Marne, Pontault-Combault (77), Parc culturel de Rentilly (77)

ACCUEIL STUDIO 
la Briqueterie-CDC du Val de Marne (94), l’échangeur-CDC Hauts de France (02), La Manufacture CDCN – La Rochelle (17), Théâtre Paul Eluard, scène conventionnée (95). Avec le soutien du CDCN Art Danse Dijon Bourgogne Franche-Comté (21)

Dans le sillon de la création Qui a peur du Rose ? la compagnie mène en parallèle une exploration de plusieurs disciplines et objets performatifs pour amplifier les ressorts de ce spectacles, dans sa forme et son propos, par le concours d’amateurs, mais aussi de professionnels, de chercheurs, de lycéens… Ce partage fait émerger des sensibilités nouvelles quant à ce questionnement sur le féminin, par le prisme idoine de la couleur rose, qui cristallise tous les stéréotypes ancrés dans notre imaginaire collectif, seule couleur aussi « genrée », féminine mais surtout anti-masculine.

Conférence dansée Rose

Banquet rose

Le Banquet Rose convie le public à assister à un banquet où tout ce qui se boit ou se mange est rose. Ce banquet constitué de convives tous féminins, et fait directement référence à la Cène. De cette symbolique première, avec une femme dans la position christique, la performance va saper peu à peu l’image douce et policée d’une assemblée féminine, en prenant le contrepied des images stéréotypées, en jouant avec elle, dans un esprit d’insoumission et d’amusement. La réappropriation du banquet, paradigme de la fête et du partage, permettra également la réappropriation de l’espace de la scène, et donc de l’espace partagé de la représentation.

« Si une couleur est considérée aujourd’hui comme la couleur féminine par excellence, c’est bien le rose. Et pourtant… »

 

C’est par le concours de Kévin Bideaux, doctorant en thèse sur la couleur rose à Paris 8, et Stéphanie Pignon, danseuse, que cette conférence performative est imaginée: deux lectures, différentes et complémentaires, pour explorer le mystère de cette couleur, par la théorie et le mouvement, en allant aux sources de la construction des stéréotypes genrés liés au rose, sa construction comme une couleur non virile, anti-masculine, associée d’ailleurs à l’homosexualité, conséquence croisée des théories freudiennes et du marketing….

Conférence Rose

Goûter Rose

Présentée pour la première fois devant des lycéens, à l’aune d’un cycle d’ateliers menés avec eux, la Conférence dansée rose a été imaginée comme un prélude à une élaboration, avec eux, d’une transmission d’états de corps, tentant de déconstruire les postures étiquetées féminines ou masculines. Ce changement de perception, par le biais du corps, va permettre de puiser dans la puissance, la complexité, la force du féminin.

Cette conférence dansée permet donc de retracer les marqueurs historiques et symboliques de l’oppression féminine, par le détour de la mythologie, de l’histoire, de l’iconographie, pour constituer ce lien avec les attitudes genrées incorporées et contraintes, qui seront la matière chorégraphique de la conférence, menée par la chorégraphe et la danseuse Stéphanie Pignon.

Les stéréotypes liés à la couleur rose se forment très tôt, puisque la conscience du genre chez l’enfant commence dès deux ans. Cette performance, menée par deux danseuses, invite les enfants à associer la couleur rose au goût, aux odeurs et aux textures d’aliments roses, au travers d’une danse collective.

Vidéos Roses

Parallèlement à la création de Qui a peur du Rose ? et dans le cadre de notre résidence longue à micadanses, nous jalonnons la saison avec chaque mois une nouvelle vidéo sur la thématique de la couleur rose et du féminin qui lui est associé.

AUTOUR DU ROSE
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